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Le projet HSLF

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Le projet HSLF

pourquoi ? comment ? où en est-il ?

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LE PROGRAMME

Jeudi 30 septembre

  • 9h30 Accueil.

I.

  • - 10h - Présentation du projet d'Histoire sociale des langues de France, questions de méthode, (Georg Kremnitz)
  • 10h20 questions, discussion

II.

  • - 10h45 - La pratique du breton de l'ancien régime à nos jours : méthodologie de la recherche, résultats, perspectives. (Fañch Broudic)
  • - 11h05 Histoire sociale de la langue occitane : bilan des connaissances, perspectives. (Ph. Martel).
  • - 11h25 - Recherches sociolinguistiques en Guyane française : bilan et perspectives (Odile Lescure et Isabelle Léglise )
  • - 11h45 questions, discussion
  • - 12h15-14h pause déjeuner
  • - 14h - Pour une histoire sociale de l'arabe maghrébin en France (D. Caubet )
  • - 14h20 - Pour une histoire sociale du berbère en France (Salem Chaker)
  • - 14h40 questions, discussion
  • - 15h00 - Histoire sociale de la langue des signes française : bilan des connaissances, perspectives (Michel Lamothe et Eric Lawrin)
  • 15h30 questions, discussion
  • 16h00 pause

III.

  • - 16h30 - Langue, nation, territoire et langues de France (Hervé Guillorel)
  • - 16h50 - La défense des langues régionales depuis la IIIème république (Philippe Martel)
  • - 17h10 questions, discussion
  • - 18h Pot amical
  •  

Vendredi 1er octobre

IV.

  • - 09h30 - Le sociolinguiste peut-il être neutre ? (Henri Boyer)
  • - 09h50 - Militantisme linguistique et recherche : le cas occitan (Jean Thomas)
  • - 10h10 - Pour une histoire sociale de la linguistique. (Gabriel Bergounioux)
  • 10h30 questions, discussion
  • 11h00 pause
  • - 11h15 - Un peu d'histoire pour comprendre structures et statuts des créoles (Marie-Christine Hazaël-Massieux)
  • - 11h35 - Permanence et réémergences des langues d'oïl contre la langue du pouvoir : quel sens social ? (Jean Michel Eloy)
  • 11h55 questions, discussion
  • - 12h15-14h Pause déjeuner

V.

  • - 14h - Table ronde: Pour une histoire sociale des langues de France : méthodologie et objectifs.
  • Participants : Frédéric Hartweg, Beñat Oyharçabal, Francis Favereau, Frédérique Niel, Jean-Baptiste Martin et Michel Bert.
  • Animateurs : Georg Kremnitz, Henri Boyer.
  • - 15h45 Discussion générale et clôture des débats : Cette discussion sera destinée principalement à dessiner les contours et l'organisation du projet.
  • - 17h fin

 

 

LES RESUMES

La pratique du breton de l'ancien régime à nos jours : méthodologie de la recherche, résultats, perspectives.

Fañch BROUDIC, CRBC - Université de Brest.

On a manqué pendant longtemps, pour le passé comme pour le présent, de données fiables sur la pratique sociale de la langue bretonne, et les chercheurs ont longtemps buté sur "la pénurie de chiffres". Il est vrai que, jusqu'à celui de 1999, aucune question n'avait jamais été posée sur ce sujet dans le cadre des recensements.

Pour le passé, on peut, à partir de diverses sources archivistiques aussi bien qu'imprimées, établir un état rétrospectif des usages de langues à différentes périodes. Pour le présent, les sondages permettent d'obtenir des chiffres-clés, de caractériser la population locutrice, d'aborder les problèmes de transmission de la langue, d'étudier l'opinion des personnes interrogées sur leur langue, etc…

Peut-on réconcilier diachronie et synchronie ? Il s'agit de parvenir à ce qu'A. Martinet définissait comme la prise en compte "dynamique" des faits. De quantifier à chaque fois que possible, afin de proposer une périodicisation. Mais aussi de faire appel à l'histoire, et d'inventer en quelque sorte une sociolinguistique historique. Il est certain que, de la fin du XVIIIe siècle au début du XXIe siècle, la pratique du breton s'est singulièrement tansformée.

 

Histoire sociale de la langue occitane : bilan des connaissances, perspectives.

Philippe MARTEL, ReDOC - CNRS.

Les études sur l'histoire sociolinguistique de l'occitan commencent à avoir elles-mêmes une histoire. Sans remonter à quelques précurseurs comme le docteur Pansier en 1926, on peut rappeler le rapport de R. Lafont à l'IEO au début des années cinquante, et les travaux réalisés près de vingt ans plus tard autour du même Robert Lafont et de son équipe. La synthèse la plus récente (Dix siècles d'usage et d'images de l'occitan...) fait le point sur ce que l'on sait aujourd'hui de cette histoire, et aussi de ce que l'on ne sait pas encore totalement. Par exemple : des données chiffrées sur le nombre de locuteurs, ou le recoupement de témoignages sur les pratiques orales de l'occitan comme du francitan; ou la pratique de l'occitan en diaspora. Ou le profil biogaphique et social des militants de la langue depuis le XIXe siècle. Ou les rythmes différents du changement de langue en fonction de la géographie (villes-campagnes,

nord-sud, est méditerranéen /ouest aquitain... Sans oublier la problématique des autres langues présentes sur le territorie linguistique d'oc. Ce sont ces pistes, et d'autres encore, qu'il conviendra d'explorer dans les années qui viennent.

 

Permanence et réémergences des langues d'oïl contre la langue du pouvoir : quel sens social ?

Jean Michel ELOY, LESCLaP - CEP - Université d'Amiens.

L'histoire des langues d'oïl s'inscrit dans le procès de la divergence des langues romanes : leur histoire sociale est celle de la "reconnaissance-naissance" (Marcellesi). Leur intérêt scientifique exige une vue dynamique, constructiviste, et sociolinguistique, de la notion même de langue.

La chronologie est décisive : les faits systémiques divergents sont fortement attestés, mais la langue d'oïl médiévale ne répond pas aux mécanismes normatifs qui seront ceux du français à partir de la Renaissance. Au 17e s., la distinction des variétés naît de l'exclusion par le français. A partir du 18e s., ces variétés passent du statut de procédé littéraire à celui de langue littéraire, tout en restant ancrées dans les couches sociales illettrées. Il y a donc une tension entre leur élaboration en langues et leur statut social.

On examinera, à propos du picard en particulier, différents aspects évolutifs de la conscience linguistique : développement du mouvement culturel, place des lettrés, attitudes politiques, forces et faiblesses des sensibilités favorables à la langue.

 

Pour une histoire sociale de l'arabe maghrébin-darja en France.

Dominique CAUBET, CRÉAM - INALCO

Les relations entre le France et le Nord de l'Afrique ont une longue histoire qui fait que les langues maternelles originelles de ses habitants, berbère et arabe maghrébin, sont très présentes en France métropolitaine aujourd'hui, en tant que langues parlées, mais également utilisées dans la création artistique contemporaine et sources d'emprunts pour l'argot ou les parlers jeunes.

  • 1 - Profondeur historique
  • Je m'attacherai à parler de l'arabe maghrébin en le resituant dans une perspective historique et sociale et se détachant clairement de l'orientalisme romantique du 19ème siècle (peinture, littérature, musique, danse) qui était encore très présent lors de l'exposition universelle de 1900.
  • J'évoquerai les points suivants: Pluralité des populations originaires d'Afrique du Nord ; L'armée française ; Travailleurs ; Sportifs ; Artistes.
  •  
  • 2 - Emplois de la darja et transmission, histoire récente
  • Recensement, INED-INSEE, épreuve d'arabe dialectal au bac.
  •  
  • 3 - La question de l'écrit : trois graphies (histoire)
  • Rappel des graphies utilisées communément, arabe, hébraïque et franco-latine.
  •  
  • 4 - Statut, prestige, valorisation, absence de mouvements militants ; poids de la norme classique liée au religieux et au nationalisme arabe
  • On relève des contradictions dans le statut de l'arabe maghrébin ; il peut être méprisé, vécu comme une non-langue et une sous culture, mais d'un autre côté, on ne peut s'empêcher de noter la valorisation apportée par les artistes qui l'on issée au niveau national et international avec des succès médiatiques, dans les domaines de la chanson, de l'humour ou du cinéma.
  • Pas de militantisme, voire 'haine de soi'
  • Articulation "ici et là-bas" en évolution
  • Scène culurelle française plurielle et valorisation
  • Parlers jeunes, familiarité aux oreilles des Français
  • Langue de la laïcite en France, compatible avec la modernité.

Bien qu'elle soit restée longtemps une langue de l'immigration, la darja fait aujourd'hui partie de la culture et de la société françaises, désormais plurielles. En situation de contact et en tant que langue dominée, elle emprunte au français et se mélange à lui, mais elle est également source d'emprunt, et joue le rôle de langue ressource, en particulier quand le besoin de créativité se fait sentir, dans la domaine artistique ou linguistique ; ce qui est un signe de sa vitalité.

La liberté dont elle jouit n'y est sans doute pas étrangère, puisqu'elle n'est pas associée aux domaines tels que religion ou nationalisme ; elle dépasse les communautarismes, permettant à des citoyens issus de parcours migratoires qui devraient les opposer (rapatriés vs immigrés) de se rejoindre grâce à la complicité que leur procure cette langue et la culture qu'elle véhicule. Langue de la laïcité en France, et langue de la modernité quand elle est massivement présente dans les Nouvelles technologies, SMS, chats, courriels…

 

Pour une histoire sociale du berbère en France.

Salem CHAKER , CRB - INALCO.

1. Le berbère en France : une présence ancienne et conséquente

  • a- Une immigration berbère continue qui se met en place au début du XXe siècle
  • b- Une dominante berbère jusqu'aux années 1960 (Kabyles, puis Chleuhs et « autres »)
  • c- Une immigration de travail qui se différencie rapidement : du manœuvre aux élites culturelles et intellectuelles
  • d- Un essai de quantification/localisation : 1,5 M. de berbérophones en France concentrés dans les grandes métropoles urbaines

2. Le berbère en France : maintien, transmission et développement, une situation complexe et incertaine

  • a- Les « âges anciens » : une configuration favorable au maintien de la langue (monolinguisme dominant de primo-arrivants ruraux, concentration géographique, lieux communautaires, marginalité socio-économique) ; une vie culturelle berbère intense et ancienne (1925).
  • b- Les « âges récents » : les effets contradictoires de l'émigration familiale et de la stabilisation : une transmission « naturelle » problématique
  • c- La présence des élites : le militantisme culturel et politique berbère en France, une tradition ancienne et pérenne ; la radio, l'édition, le travail sur la langue ; l'action associative en faveur de la langue…
  • d- La demande de « berbère » : des indices quantifiables (le BAC, l'Inalco…)
  • e- L'institution publique et le berbère : frémissements et incertitudes

 

Recherches sociolinguistiques en Guyane française : bilan et perspectives.

Odile LESCURE (CNRS - CELIA)

et Isabelle LEGLISE (CNRS - CELIA, Université de Tours)

Après avoir présenté l'orientation ethnolinguistique des premiers travaux sur les langues amérindiennes parlées en Guyane Française, les motivations des chercheurs et leur implication dans les projets d'enseignement en langue d'origine, nous insisterons sur la nécessité de travaux sociolinguistiques, travaux qui ont été développés en Guyane récemment. Puis nous présenterons l'orientation inter-disciplinaire actuelle des recherches dans le cadre du contact de langues (aux niveaux linguistique, sociolinguistique, socio-anthropologique et en termes d'implications didactiques).

 

Histoire sociale de la langue des signes française :

bilan des connaissances, perspectives.

Michel LAMOTHE (Université de Poitiers)

et Eric LAWRIN (Université de Paris 8).

L'histoire de la langue des signes, en tant que langue des sourds est étroitement liée à celle des sourds eux-mêmes. Sans « territoire » au sens habituel de ce mot, objet d'une transmission de génération en génération qui n'est pas essentiellement familiale, cette langue sans écriture, liée au destin de ceux qui « n'entendent pas » a trouvé pour lieu d'expression les grandes institutions, les associations… voire très minoritairement les familles.

Une première approche s'impose donc pour connaître cette histoire institutionnelle. En effet, construite en dehors de « l'école publique » les grandes institutions, pour la grande majorité confessionnelles, ont marqué très fortement l'histoire du rapport de la société aux sourds et donc à la langue.C'est à la fois un déni « d'instruction publique » et un « déni de langue » qui ont prévalu aux 19ème et 20ème siècle….

L'articulation de ces « deux histoires » est permanente et complexe. En les développant séparément je prends le risque d'une simplification mais me semble-t-il le pari d'éclairer sur la responsabilité de l'Etat dans son manque récurrent de courage à l'égard de cette communauté et de sa langue.

 

Langue, nation, territoire et langues de France.

Hervé GUILLOREL, CNRS - LASP Université de Paris 10.

La mise à plat « synchronique » de l'hétérogénéité linguistique de la France contemporaine (les fameuses « 75 langues » de/en France), quelles que soient les lectures sociolinguistiques, politiques et idéologiques qu'on pourrait en faire, ne doit pas oblitérer une autre analyse nécessaire, celle d'une analyse diachronique, sur la longue durée, qui tenterait d'étudier la dynamique de « la question linguistique » au regard du processus d'édification étatique et nationale qui a abouti à la constitution de la France, sous sa forme « État/Nation » actuelle.

Notre communication partira d'une analyse de ce processus de construction étatique et nationale proposée par Stein Rokkan et basée sur une réflexion sur les notions de « clivages » et de leurs articulations dans le temps et dans l'espace, notamment les clivages « centre-périphérie », « Église-État » et « rural-urbain ». Cette dimension historique et comparative permet de déconstruire les lectures « nationalistes » qui donnent à voir la vision linéaire et atemporelle d'une entité réifiée (territoire, langue, “nation”, etc.), quelqu'en soit le « bénéficiaire » (France mais aussi Bretagne, Corse, etc…), et permet également de mettre en valeur la polysémie des notions ou concepts employés (ce qui est notamment le cas pour celui de “nation”) et permet donc d'identifier des « anachronismes » portant sur une expression comme celle de « langue nationale ».

 

La défense des langues régionales depuis la IIIème république.

Philippe MARTEL, ReDOC - CNRS.

La revendication en faveur des langues provinciales/locales/régionales/de France (l'évolution terminologique a son intérêt) commence assez tôt, avant même 1870. Elle est portée, selon les régions, par l'Eglise, des associations ad hoc (Félibrige, Union Régionaliste Bretonne...), relayées (ou pas) par des députés. L'axe principal de la revendication : l'école. La réponse des ministres concernés est assez stéréotypée jusqu'à la seconde guerre mondiale(en gros, on aime bien ces langues, mais le français est prioritaire; par contre, hors de l'école, vous faites ce que vous voulez. C'est seulement au milieu du XXe (Carcopino en 41, puis Deixonne en 51) que l'école s'entr'ouvre, de façon très progressive, et non sans repentirs. Par la suite, la revendication élargit son horizon à la question des médias, à cellle de la signalisation bilingue et, parfois, de l'usage administratif de la langue . Comme l'a montré l'épisode de la Charte des langues de moindre diffusion, la partie n'est pas gagnée d'avance. Outre le déroulement chronologique des faits, ce qu'il convient d'étudier, c'est les discours produits de part et d'autre sur le sujet, leurs motivations, parfois étrangères à la question des langues, la nature aussi des renvendications, et ce qu'elle révèle de la vision que ses porteurs ont de leur propre langue, et de son rapport au français.

 

Un peu d'histoire pour comprendre structures et statuts des créoles.

Marie-Christine HAZAËL-MASSIEUX, Université d'Aix-Marseille I.

De même que sociolinguistique et linguistique se rejoignent dans l'étude des langues créoles, histoire et présent se rencontrent : il apparaît difficile de définir les créoles sans référence à leur histoire, et l'approche des statuts de ces langues, des représentations des locuteurs, comme d'ailleurs la description linguistique ne peuvent se passer de référence à la diachronie. Les perspectives offertes par les travaux sur la grammaticalisation attirent l'attention sur les évolutions considérables qui ont affecté partout ces langues depuis leurs naissances au cours des XVIIe - XVIIIe siècles des colonisations françaises. Au-delà des ressemblances structurelles souvent évoquées, peut-on encore parler de « créoles » aujourd'hui ?

 

Le sociolinguiste peut-il être neutre ?

Henri BOYER, ARSer-DIPRALANG - Université de Montpellier III

Qui dit neutralité sous-entend sinon belligérance du moins antagonisme. En matière de traitement des situations de plurilinguisme, la sociolinguistique dite « périphérique » s'est distinguée dès les années soixante du XXe siècle en décelant derrière le « contact » des langues au sein d'un même espace sociétal une dynamique ouvertement ou virtuellement conflictuelle (qui peut être pour un temps occultée par la manifestation de processus compensatoires ou/et de type coopératif).

Selon cette orientation, le sociolinguiste ne saurait être neutre car « l'attitude du sociolinguiste s'inscrit dans la chaîne des comportements idéologiques où se projette la diglossie et qui inversement en favorisent l'avance historique » (Lafont, 1984) . D'où la revendication d'une sociolinguistique impliquée. Comme le proclame la revue Lengas dès ses débuts, « la connaissance telle que nous l'entendons est d'une part déterminée par la mise en place méthodologique des concepts de diglossie et d'occitan, c'est-à-dire qu'elle n'est pas neutre. D'autre part elle fait de nous nécessairement des acteurs, dans l'élucidation d'une situation conflictuelle et donc dans sa transformation » (Lengas n° 5). L'un des chapitres majeurs de la « connaissance » concerne évidemment la mise en évidence et la dénonciation de l'idéologisation du conflit diglossique (dont la fonction première est de l'occulter aux yeux des dominés), et en premier lieu du pouvoir des représentations-stéréotypes-attitudes, qui ont un impact décisif sur la situation de dominance et sa logique substitutive.

Refuser une fausse neutralité n'autorise évidemment aucune faiblesse scientifique. Et dans sa démarche scientifique, le sociolinguiste impliqué doit, me semble-t-il, établir un diagnostic irréprochable sur la base de quelques lignes de force théoriques et méthodologiques :

  • - le refus de sacrifier la dimension microlinguistique à la dimension macrolinguistique ;
  • - la priorité à donner à la vision diachronique sur une vision strictement synchronique ;
  • - le choix d'envisager la configuration sociolinguistique en cause comme fondamentalement évolutive ;

- l'importance décisive à accorder à la dimension représentationnelle du conflit sociolinguistique, latent ou déclaré, au-delà des fausses évidences comportementales et des apparents paradoxes en matière d'attitudes.

 

Militantisme linguistique et recherche : le cas occitan.

Jean THOMAS, Université de Montpellier III

Résumé en attente.

 

Pour une histoire sociale de la linguistique.

Gabriel BERGOUNIOUX, Université d'Orléans.

Reconstruire la façon dont se sont constituées les études linguistiques en France permet d'éclairer les conditions dans lesquelles les langues de France (et d'ailleurs) ont été étudiées. Héritière d'une tradition d'enseignement dominée par le latin, l'Université se trouve confrontée au XIXe siècle à trois exigences mal conciliables : accompagner le développement de l'instruction primaire obligatoire en français, intégrer les acquis du comparatisme et constituer un discours savant sur des langues qui s'imposent à l'attention avec l'émergence du nationalisme ou le développement de l'impérialisme. Ces partitions majeures dominent, aujourd'hui encore, l'organisation des études linguistiques et font correspondre, selon le statut accordé aux langues, un dispositif d'enseignement et de recherche, des conditions de diffusion et une prise en considération différenciés.

On se propose, dans cette communication, de repérer les scansions majeures d'une histoire de la linguistique en France qui tienne compte (i) du rôle des associations et des établissements d'enseignement, (ii) des enjeux politiques (dans les régions, les colonies…) et de leur traduction dans le discours académique, (iii) des représentations collectives et de leurs usages expressifs ou revendicatifs.

 

Table ronde: Pour une histoire sociale des langues de France : méthodologie et objectifs.

Participants :

  • Frédéric HARTWEG (Université de Strasbourg)
  • Frédérique NIEL (Université d'Amiens)
  • Francis FAVEREAU (Université de Rennes)
  • Jean-Baptiste MARTIN (Université de Lyon II)
  • Michel BERT (CLAPI-CNRS).

Animateurs :

  • Georg KREMNITZ
  • Henri BOYER

Dans son propos introductif Frédérique Niel évoquera le sujet suivant La "tragédie" des langues régionales du point de vue d'une histoire sociale de l'Etat : quelques repères ; Jean-Baptiste Martin et Michel Bert évoqueront certains aspects spécifiques de la situation sociolinguistique du domaine francoprovençal ; Francis Favereau fera le point sur les recherches sociolinguistiques actuelles en domaine breton, Frédéric Hartweg traitera notamment des incidences de la frontière sur les comportements linguistiques en Alsace.

 

 

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Chercheur invité

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Infos

Le colloque de Montpellier

Le colloque de Paris

Les auteurs vont être prochainement contactés en vue de la mise en œuvre du projet HSLF

MAJ : décembre 2008

© : les auteurs 2005-2008

Contact

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Présentation du projet d'Histoire Sociale des Langues de France (HSLF)

 

L'architecture du projet HSLF

 

Le Comité Scientifique HSLF

 

Pierre Encrevé : Les droits linguistiques de l'homme et du citoyen

 

Séminaire à Paris-Sorbonne : intervention de Georg Kremnitz

 

Le projet HSLF : la phase concrète

 

Les langues de France au Salon Expolangues 2008

 

Les langues de France : Vitalité sociolinguistique et dynamiques culturelles

 

Les Actes du colloque de Montpellier

 

Le colloque de Paris-INALCO : les résumés

 

Georg Kremnitz : Le projet d'une Histoire Sociale des Langues de France : Présentation et questions de méthode

 

Gabriel Bergounioux : Histoire sociale de la linguistique, histoire de la linguistique sociale

 

Henri Boyer : Le sociolinguiste peut-il / doit-il être neutre ?

 

Marie-Christine Hazaël-Massieux : Un peu d'histoire pour comprendre structures et statuts des créoles français

 

Salem Chaker : Pour une histoire sociale du berbère en France

 

Fañch Broudic : La pratique du breton de l'Ancien Régime à nos jours : méthodologie, résultats, perpsectives

 

Jean-Michel Eloy : Permanence et résurgences des langues d'oïl contre la langue du pouvoir : quel sens social ?

 

Michel Bert : Occitan et franco-provençal dans le Massif du Pila

 

Jean-Baptiste Martin : Le laboratoire franco-provençal

 

Francis Favereau : Bref état des lieux aux confins de l'histoire sociale du breton

 

Le débat : Méthodologie et objectifs

 

Pour contacter le Comité Scientifique HSLF